Notre blogue

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8 Avril 2013
Michele Jacobsen

L’ACE souligne depuis longtemps l’incroyable potentiel qu’ont les milieux canadiens de la recherche de contribuer de nouvelles perspectives sur l’engagement véritable dans le leadership, l’enseignement et l’apprentissage. Par ses prix Whitworth et Pat Clifford, l’ACE reconnaît le travail de chercheurs innovateurs d’un bout à l’autre du pays, rendant hommage à leurs contributions de recherche, à leur promesse et à leur volonté d’innover, de remettre en question d’idées établies et de revoir des présomptions courantes sous-tendant les politiques, les pratiques et les théories en éducation au Canada. J’ai le privilège de présider le comité de sélection pour les prix de l’ACE et d’annoncer l’appel de candidatures de 2013 pour nos deux prix rendant hommage à des chercheurs.

Le prix Whitworth pour la recherche en éducation

Le prix Whitworth de l’ACE, lancé en 1967 et décerné à 49 chercheurs jusqu...

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30 Novembre 2012
Ron Canuel

Au Québec, vers la fin des années 1990, le ministère de l’Éducation a lancé un mouvement destiné à revoir de fond en comble les paramètres de l’apprentissage et de l’enseignement en classe. L’objectif consistait à renouveler les conditions, les structures et les contenus d’évaluation de l’apprentissage et, ultimement, à développer des salles de classe adaptées au siècle nouveau. Vers le milieu des années 2000-2010, des idéologies politiques fondées sur des concepts traditionnels d’éducation ont été introduites; des mesures de reddition de compte et des tests normalisés ont commencé à s’infiltrer dans le curriculum. À la fin de la première décennie du XXIe siècle, la « réforme » (ou le « renouveau pédagogique ») n’était plus qu’une ombre du concept original.

Le programme comportait alors des problèmes évidents de mise en œuvre et de stratégies de communication. L’absence de cohésion et de clarté du ministère de l’Éducation quant au contenu et à la...

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28 Novembre 2012
Léo Bureau-Blouin

Au courant des années 1990, les spécialistes de l’éducation au Québec constatent que notre monde évolue à la vitesse grand V, mais que notre système d’éducation ne suit pas toujours cette évolution. Pour remédier à cette situation, le gouvernement proposera une réforme de l’enseignement au primaire et au secondaire qui aura pour objectif de placer l’élève au centre de ses apprentissages et de miser sur l’acquisition de compétences plutôt que sur la transmission de connaissances.

Cette réforme, aussi connue sous le nom de renouveau pédagogique, fit couler énormément d’encre et suscita plusieurs levées de boucliers. 

Voyons d’abord les principales modifications apportées par la réforme. Plusieurs disciplines essentielles ont vu leur nombre d’heures de cours accru. À titre d’exemple, l’enseignement du français passe de 150 à 200 heures par année tandis que les mathématiques passent de 100 à 150 heures....

EdCan Blogger
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27 Novembre 2012
Louise Chabot

En 1997, la ministre de l’Éducation indiquait que la réforme au Québec visait trois choses : le succès, la qualité et l’efficacité. Pour atteindre ces objectifs, il fallait prévoir une nouvelle répartition des pouvoirs et des bouleversements importants dans les façons de faire.

Sur le plan de la répartition des pouvoirs, on peut conclure, avec le recul, que la création des conseils d’établissement dans chaque établissement scolaire est un gain intéressant pour la démocratie scolaire participative. Pour les parents et le personnel, il est un lieu pour faire valoir leur point de vue et prendre des décisions assurant la bonne marche de l’établissement. Au fil du temps, cette structure s’est cependant vu octroyer graduellement plus de responsabilités, à tel point qu’il devient de plus en plus complexe pour les personnes représentantes de jouer leur rôle efficacement. En ce sens, le mouvement de décentralisation vers les établissements scolaires a peut-être trouvé sa limite...

EdCan Blogger
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26 Novembre 2012
Claude Lessard

La réforme de l’éducation avait deux finalités : remettre l’école sur ses rails en matière d’égalité des chances afin d’assurer la réussite éducative de tous et rehausser le niveau culturel du curriculum de l’enseignement de base. Tout ce qui fut envisagé n’a pas été accompli, mais certaines actions méritent d’être soulignées.

Ainsi, l’extension de l’éducation préscolaire à 5 ans à plein temps, les maternelles 4 ans en milieu défavorisé, la réduction du nombre d’élèves par classes en début de scolarité, le Programme de soutien à l’école montréalaise, Agir Autrement, expriment la conception de la justice scolaire des réformateurs. Le non redoublement et le cycle d’apprentissage, dont la portée a été réduite, vont dans le même sens. Au secondaire, les réformateurs désiraient mettre un terme aux pratiques sélectives des écoles publiques et revoir le statut de l’enseignement privé. A cet égard, un geste politique était requis ; il se limita...

EdCan Blogger
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23 Novembre 2012
Gaston Rioux

La Réforme de l’éducation signifiait un changement de culture important, une modification significative des méthodes d’enseignement de manière à favoriser notamment ceux et celles qui n’étaient pas facilement rejoints par l’enseignement traditionnel. Loin de nous l’idée de nous poser en expert en pédagogie, aussi nous parlerons davantage de ce que nous avons perçu.

Les bienfaits et les forces de la Réforme ont été balayés par une gestion approximative et maladroite des communications, notamment par le gouvernement, porteur du dossier. Quand on veut implanter un programme, il vaut mieux se donner le temps, les moyens et les outils pour le faire. Or, si noble l’objectif eut-il pu être, il n’a pas été possible d’en apprécier les effets à leur juste valeur.

Trop de questions sans réponses, et beaucoup de pression dans l’espace public, si bien que le message principal s’en est trouvé brouillé. Comment faire,...

EdCan Blogger
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22 Novembre 2012
Gaétan Neault

Projet porteur d’innovations et de changements importants, la réforme a, en effet, produit le renouvellement attendu du curriculum. Le discours pédagogique ne sera plus jamais le même, et c’est tant mieux! Mais, en ce qui concerne les réels changements de pratiques dans l’école, il faudra patienter encore quelques années avant de crier victoire. 

Pourquoi ce demi-succès? La refonte du curriculum a fait ressortir les limites de l’approche socioconstructiviste, notamment au niveau de la différentiation, des besoins des EHDAA et de l’évaluation. Aborder les problématiques par le biais d’une démarche scientifique aurait permis au milieu de l’éducation de confronter ces limites et d’y apporter des hypothèses de solution. Bien sûr, il aurait fallu que le débat soit accessible pour tous, constructif et moins polarisé.

Si la réforme n’a pas porté tous ses fruits, c’est à cause d’un programme d’implantation mal ficelé, d’une stratégie en constante mouvance et d’un manque...

EdCan Blogger
Lancement par l'ACE d'un sujet de blogue pour commencer à établir un consensus sur nos attentes collectives quant aux raisons de la nécessité d'innover en éducation.
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21 Novembre 2012
Ron Canuel

Pourquoi donc avons-nous besoin d’innovation en éducation? La question n’est pas si simple, alors même que de nombreux conseils et commissions scolaires estiment encore que l’installation de tableaux blancs interactifs dans les classes constitue la voie de l’avenir. Ces « solutions » technologiques sont issues de la conviction que le simple fait d’ajouter du matériel technologique dans les salles de classe suffit pour rehausser l’enseignement et l’apprentissage. Nous n’avons pas consacré suffisamment d’efforts pour aller au cœur des approches pédagogiques nécessaires pour optimiser ce matériel.

Seymour Papert a illustré cette façon de penser par l’image d’une diligence dotée de deux fusées de propulsion, avec la légende « Appliquer la technologie à un vieux modèle d’apprentissage et d’enseignement ne fonctionne tout simplement pas. » Beaucoup d’éducateurs bien intentionnés croient encore qu’en...

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21 Novembre 2012
Raynald Thibeault

La fonction de direction générale de commission scolaire rend possible un regard ayant une certaine perspective de ce que le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MÉLS), les commissions scolaires et les écoles ont réussi à mettre en place en ce qui concerne la réforme. Notamment par une gestion de proximité avec les directions d’établissement.

Les nombreuses modifications qu’a subies la mise en place de la réforme ont engendré de la confusion et, notamment, pris en otage les enseignantes et enseignants qui devaient sans cesse s’ajuster, particulièrement au niveau des apprentissages.

Faut-il se rappeler que la réforme s’appuie sur l’approche par cycles et par compétences pour l’égalité des chances? L’approche par cycles...

EdCan Blogger
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20 Novembre 2012
Josée Bouchard

À l’aube du XXIe siècle, les États généraux de l’éducation (1995) ont confirmé l’importance pour notre réseau et pour la société civile de s’adapter aux réalités d’un monde en profonde mutation. Cela, il ne faut jamais l’oublier. La réforme qui en a découlé a commandé un puissant changement, mais essentiel, de nos paradigmes relatifs à l’apprentissage avec un grand A. Un menu copieux pour des convives dont l’appétit était inégal.

Nul doute que la perception (et j’insiste sur ce mot) de la pertinence des fondements et de l’application de la réforme a été négative chez une  partie de notre personnel et, plus encore, de la population, faute d’un plan efficace de communication, laissant libre cours à la ridiculisation, par exemple, du concept de l’approche par compétences, notamment des compétences transversales. D’autres ratés ont contribué à maintenir la réforme au temple des incomprises. Pensons à l’absence d’information claire relative à l’évaluation des apprentissages...

EdCan Blogger